Archives du blog

Colloque Technologies et développement : Objets connectés Perspectives pour un développement intelligent

13912457_1598580423774713_4781891320706125063_nBordeaux, 16 -17 mars 2017

Colloque labellisé SFSIC

Ce colloque s’inscrit dans la lignée des recherches de la Chaire Unesco Pratiques émergentes des technologies et communication pour le développement. Il se fixe pour objectif d’encourager les débats critiques et transdisciplinaires sur les implications épistémologiques des objets connectés en lien avec le processus de développement. Les objets dont il est question sont doués d’une capacité de communication, le principe de connexion étant l’élément fondateur de la notion. Ils vont des étiquettes électroniques (dites TAG) placées sur des objets ou sous la peau aux satellites, en passant par les smartphones, montres, lunettes, bracelets de tout genre, vêtements, appareils électroménagers, caméras… L’on convient que le questionnement dépasse le cadre des enjeux pour en analyser les acteurs, le marché, mais surtout les pratiques associées au processus de développement. Il ne s’agit pas d’un phénomène marginal. Lire la suite

Les 7 buts des médias selon Michael Schudson

Dans son ouvrage intitulé Le pouvoir des médias, Michael Schudson présente sept buts que doivent poursuivre les médias. Ces objectifs selon lui, s’ils sont poursuivis aideront les citoyens à mieux participer de façon critique et rationnelle à la vie politique de leur nation. Cette participation citoyenne est une des garanties de la démocratie. Ces sept objectifs sont les suivants : «

  1. Les médias devraient offrir une information importante et complète, qui permette à chacun de prendre en toute connaissance de cause les décisions qui lui incombent en tant que citoyen. (Autrement dit, les médias devraient faire exactement ce que la plupart des journalistes disent qu’ils s’efforcent de faire – avec le malencontreux effet, selon certains critiques, d’ennuyer ou de dérouter les gens et les détourner de la politique.)
  2. Les médias devraient offrir un cadre cohérent qui aiderait les citoyens à comprendre le monde politique en dépit de sa complexité. Ils devraient analyser et interpréter la politique d’une manière qui permette aux citoyens de comprendre et d’agir. (Autrement dit, les médias devraient faire exactement ce que leur éthique professionnelle interdit aux journalistes de faire : interpréter les événements.)
  3. Les médias devraient être les transporteurs publics servant à véhiculer les points de vue des différents groupes de la société ; ils devraient être, pour reprendre le terme de Herbert Gans « multiperspectivistes ». (Autrement dit, les médias ne devraient pas offrir une vision cohérente de l’actualité, ce qui est exactement à l’opposé de l’objectif n°2.)
  4. Les médias devraient offrir la quantité et la qualité d’information que demande le public ; ce qui revient à dire que le marché devraient imposer sa loi à la production de l’information. (Autrement dit, les médias devraient se soumettre aux règles qui, selon certains critiques, font glisser la presse dans le sensationnel, la lubricité et la trivialité.)
  5. Les médias devraient représenter le point de vue du public et parler au nom de ses intérêts, afin d’obliger le gouvernement à en tenir compte.
  6. Les médias devraient susciter la compassion et la compréhension, afin de permettre à l’ensemble des citoyens d’apprécier la situation des autres êtres humains à travers le monde ; ainsi les élites pourraient-elles connaître et comprendre la situation des autres catégories humaines – notamment de ceux qui n’appartiennent pas à l’élite – et apprendre à se montrer compatissante. ( Autrement dit, les médias devraient faire exactement ce que les diplomates – qui refusent de laisser la compassion fonder la politique extérieure de leur pays – lui ont fortement reproché d’avoir fait en montrant la situation désespérée de la population de Sarajevo et de Somalie.)
  7. Les médias devraient offrir un forum où les citoyens pourraient librement dialoguer. Cet échange non seulement éclaire l’électeur dans ses choix, mais fait aussi partie intégrante du processus démocratique. »

Tiré de l’ouvrage de Michael Schudson, intitulé Le pouvoir des médias journalisme et démocratie, trad. Franç. par Monique Berry, Paris, Nouveaux Horizons, 2001, pp 38-39.